Écrit par Maurice Simo Djom
Ils auraient dû être publiés depuis plus d'un mois.
Les résultats de l'examen national Bts session 2008 sont toujours attendus. Plus d'un mois après les délais prévus par le calendrier du ministère de l'Enseignement supérieur, les candidats continuent d'attendre les résultats.
Au complexe supérieur Siantou, les examens de rattrapage sont terminés, mais impossible de passer aux inscriptions en deuxième année. Les candidats à l'examen Bts 2008 ne savent plus à quel saint se vouer : ' J'attends ces résultats pour savoir s'il faut que je me réinscrive en deuxième année ou s'il faut préparer le concours d'entrée en année de licence professionnelle ', explique A. T., candidat au Bts, option assurance. Comme lui, de nombreux candidats continuent de s'interroger sur la cause du retard.La tension est perceptible à l'Institut supérieur des technologies appliquées et de la gestion (Istag) au quartier Fouda, à Yaoundé. Les responsables évitent de se prononcer sur le sujet et renvoient le reporter au ministère.
A la Direction du développement de l'enseignement supérieur du Minesup, rien ne filtre sur les causes du retard observé dans la publication des résultats du Bts cette année. Le directeur ne reçoit pas les journalistes, répète la secrétaire. Cependant, des indiscrétions laissent entendre, au sein du même ministère, que les résultats seront disponibles cette semaine. Ces sources disent se fonder sur l'assurance donnée dans ce sens par le ministre de l'Enseignement supérieur lors de la récente commission de l'enseignement supérieur privé tenue jeudi 02 septembre 2008. L'inquiétude des candidats est d'autant plu vive que le souvenir de l'affaire Norbert Ndong n'a pas encore été oublié.
Il y a un an, la correction des épreuves du Bts a connu un retard important dû à l'affaire Norbert Ndong, du nom de l'ancien directeur du Développement de l'Enseignement supérieur (Ddes), aperçu pour la dernière fois le 21 juin 2007 dans son bureau au Minesup. A l'époque, cette disparition est signalée alors que certains enseignants ayant pris part à la surveillance et la correction du Bts se plaignaient déjà du flou orchestré autour du paiement des frais de correction de cet examen.
Le 5 juillet, l'on est obligé de procéder à l'ouverture forcée du bureau de Norbert Ndong, en présence du chef du département de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, d'un huissier de Justice, du procureur de la République et des éléments de la gendarmerie.
Un communiqué rendu public le lendemain, 6 juillet 2007, l'appelle à se présenter dans les plus brefs délais dans les services du secrétaire général dudit ministère pour 'affaire urgente le concernant',
Le 12 juillet, il est interpelé dans un hôtel à Douala. Après son arrestation, il est suspendu de ses fonctions par le ministre de l'Enseignement supérieur. Le 18 juillet 2007, Norbert Ndong quitte la cellule qu'il occupait à la sous direction des enquêtes économiques de la Police judicaire au quartier Elig-Essono pour les geôles de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé où il réside encore actuellement. Des sources proches de la police judiciaire affirment alors que Norbert Ndong est passé aux aveux en reconnaissant sa responsabilité dans la disparition d'environ 190 millions de francs Cfa sur les 300 millions environ annoncés distraits.
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